Hommage à la République – Cameroun : 20 mai 2019, le devoir d’unité nationale

Dans un contexte régionale fébrile avec pour certain pays une violence politique quasi cyclique, dire que le Cameroun traverse une crise sécuritaire dans plusieurs de ces régions n’est pas en soi un déni de la réalité.

Cette situation est cependant sujette à plusieurs interprétations sous fonds d’une aversion à l’endroit du régime. Objectivement, il se trouve que le Cameroun subit depuis près de deux décennies, une agression protéiforme respectueuse d’un agenda méthodiquement distillé.  Cette dynamique conflictuelle observée à partir des phénomènes de coupeurs de routes dans le septentrion, de la piraterie maritime dans le Golfe de guinée, des attaques terroristes de Boko Haram dans l’Extrême Nord, du braconnage dans le Nord, de la prise d’otages dans l’Adamaoua, et de l’insécurité transfrontalière  à l’Est, a généré une crise sur les plans, humanitaire, politique et social.

 

Au-delà des appuis multiformes qu’il a reçus, le Cameroun n’a pas cessé d’assumer ses responsabilités.

Ces conflits qui se caractérisent par leur durée, leur complexité, n’ont suscité pour la communauté internationale qu’un intérêt marginal ; et ce malgré la présence de près de 500 000 réfugiés accueillis dans la pure tradition de la fraternité et de la solidarité africaines, en défiant la logique des quotas très à la mode sous d’autres cieux.

Le phénotype de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, bien que différent des précédents, relèvent cependant des mêmes enjeux moraux ; et le Cameroun y applique sa doctrine humanitaire antérieurement saluée par ses partenaires. A l’instar de toute Nation menacée, la riposte républicaine se destine à endiguer tout projet consistant à la fragilisation du principe d’intangibilité des frontières et d’indivisibilité. Cette posture républicaine de l’Etat soulève la question de l’intervention internationale, sous le prisme de la surenchère politicienne qui dénonce le non-respect par les institutions, des principes des droits de l’homme et des libertés individuelles.

Les interventions internationales du moins, celles déclenchées dans l’urgence sont sujettes aux contingences du moment, fruit de débats entre le possible et l’idéal, les intérêts et la morale. À l’analyse, le Cameroun jaloux de sa souveraineté se soumet à l’exercice d’une dynamique consensuelle observée à partir des récentes déclarations du Premier Ministre sous l’impulsion du Chef de l’Etat.

La solution demeurera camerounaise

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