L’Assemblée générale : rendez-vous crucial des Nations Unies

Les 193 États Membres de l’ONU sont représentés à l’un des six organes principaux des Nations Unies pour y discuter de nombreuses questions internationales et coopérer dans des domaines couverts par la Charte des Nations Unies, comme le développement, la paix et la sécurité, le droit international, etc.

Tous les États Membres se réunissent en septembre à l’ouverture de la session annuelle, dans la salle de l’Assemblée générale, au Siège de l’ONU, à New York.

Conformément à la pratique d’un tirage au sort, le premier siège à hauteur de la première rangée dans la salle de l’Assemblée générale sera occupée par le Ghana durant la 74e session. Les places assises suivantes seront occupées par les autres États Membres placés selon l’ordre alphabétique anglais.

Une instance de négociations multilatérales

Créée en 1945 par la Charte des Nations Unies, l’Assemblée générale joue un rôle prépondérant puisqu’elle est le principal organe délibérant, décisionnaire et représentatif de l’Organisation des Nations Unies. Composée de la totalité des 193 Membres de l’Organisation, elle constitue une instance de négociations multilatérales unique pour l’ensemble des questions internationales couvertes par la Charte. Elle remplit aussi une fonction essentielle dans l’établissement de normes et la codification du droit international.

L’Assemblée se réunit chaque année de septembre à décembre et, si nécessaire, de janvier à septembre, notamment pour examiner les rapports en suspens des Quatrième et Cinquième Commissions. Également, lors de la reprise de la session, l’Assemblée examine des questions d’actualité particulièrement importantes pour la communauté internationale lors de débats thématiques de haut niveau convoqués par son Président, après consultation de ses membres. Durant cette période, l’Assemblée tient également des consultations sur diverses questions de fond, mandatées par ses résolutions.

Fonctions et pouvoirs

L’Assemblée est habilitée à faire des recommandations aux États sur les questions internationales qui relèvent de sa compétence. Elle est également à l’origine d’initiatives (politiques, économiques, humanitaires, sociales et juridiques) dont bénéficient des millions de personnes dans le monde entier. La Déclaration du Millénaire adoptée en 2000 et le Document final du Sommet mondial de 2005 sont des textes historiques qui témoignent de la volonté des États Membres d’atteindre des objectifs précis afin de réaliser la paix, la sécurité et le désarmement, de promouvoir le développement et d’éliminer la pauvreté, de faire respecter les droits de l’homme et de faire régner l’état de droit, de protéger notre environnement commun, de répondre aux besoins particuliers de l’Afrique et de renforcer l’Organisation des Nations Unies.

En septembre 2015, l’Assemblée a adopté un ensemble de 17 objectifs de développement durable figurant dans le document final du Sommet des Nations Unies consacré à l’adoption du programme de développement pour l’après-2015 (résolution 70/1).

En vertu de la Charte des Nations Unies, l’Assemblée générale :

  • Examine et approuve le budget de l’Organisation et fixe le montant des quotes-parts des États Membres;
  • Élit les membres non permanents du Conseil de sécurité et les membres des autres conseils et organes de l’Organisation, et nomme le Secrétaire général sur recommandation du Conseil de sécurité;
  • Étudie les principes généraux de coopération pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales, y compris les principes régissant le désarmement, et fait des recommandations sur ces principes;
  • Discute toutes questions concernant le maintien de la paix et de la sécurité internationales et fait des recommandations sur ces questions, à l’exception des différends ou des situations dont le Conseil de sécurité est saisi;
  • Discute toutes questions entrant dans le cadre de la Charte ou se rapportant aux pouvoirs ou fonctions de l’un des organes de l’Organisation des Nations Unies et, sous réserve des mêmes exceptions, formule des recommandations sur ces questions;
  • Entreprend des études et fait des recommandations en vue de développer la coopération internationale dans le domaine politique, d’encourager le développement progressif du droit international et sa codification, de promouvoir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales et de favoriser la coopération internationale dans les domaines économique, social, humanitaire, culturel, éducatif et sanitaire;
  • Formule des recommandations en vue de régler pacifiquement toute situation de nature à compromettre les relations amicales entre nations;
  • Examine les rapports du Conseil de sécurité et des autres organes de l’Organisation.

L’Assemblée peut également prendre des mesures en cas de menace contre la paix, de rupture de celle-ci ou d’un acte d’agression, lorsque le Conseil de sé- curité n’a pas pu agir en raison de l’opposition d’un membre permanent. Dans de tels cas, aux termes de la résolution du 3 novembre 1950 intitulée « L’union pour le maintien de la paix », l’Assemblée peut examiner immédiatement la question afin de faire aux États Membres les recommandations appropriées sur les mesures collectives à prendre pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales (voire « Sessions extraordinaires et sessions extraordinaires d’urgence »).

La recherche d’un consensus

Chacun des 193 États Membres dispose d’une voix à l’Assemblée. Les décisions portant sur des questions importantes, telles que les recommandations relatives à la paix et à la sécurité, l’élection des membres du Conseil de sécurité et du Conseil économique et social ainsi que les questions budgétaires, sont prises à la majorité des deux tiers des États Membres, alors que les autres sont prises à la majorité simple.

Ces dernières années, les États Membres ont fait un effort particulier pour prendre les décisions par consensus plutôt que par mise aux voix, ce qui a contribué à élargir le soutien apporté aux décisions de l’Assemblée. Le Président peut proposer qu’une résolution soit adoptée sans être mise aux voix, après avoir tenu des consultations et s’être entendu avec les délégations.

Revitalisation des travaux de l’Assemblée générale

Des efforts considérables ont été déployés pour améliorer la pertinence et la cohérence des travaux de l’Assemblée générale. C’était d’ailleurs l’une des priorités énoncées à la 58e session, et les efforts en ce sens se sont poursuivis lors des sessions suivantes afin de simplifier l’ordre du jour, d’améliorer les pratiques et méthodes de travail des grandes commissions, de renforcer les attributions du Bureau, de consolider la fonction et l’autorité du Président et de réfléchir au rôle de l’Assemblée dans la sélection du Secrétaire général.

Durant les 69e, 70e et 71e sessions, l’Assemblée a adopté trois résolutions historiques sur la revitalisation des travaux de l’Assemblée générale (69/32170/305 et 71/323) dans lesquelles elle a décidé, entre autres, que des échanges informels seraient organisés avec les personnes candidates au poste de Secrétaire général de l’Organisation, les présidents de l’Assemblée générale prêteraient serment et respecteraient un code de conduite et que des débats informels seraient organisés avec les candidats au poste de Président de l’Assemblée générale.

La convocation de débats thématiques interactifs de haut niveau est également un résultat immédiat de la revitalisation des travaux de l’Assemblée. Pour en savoir plus sur l’histoire et les résultats de ce processus, veuillez consulter la page du site Internet consacrée à la revitalisation des travaux de l’Assemblée générale.

La pratique établie veut que le Secrétaire général informe régulièrement les États Membres des activités et voyages qu’il a entrepris lors de séances informelles de l’Assemblée générale. Ces séances offrant au Secrétaire général et aux États Membres une occasion appréciable d’échanger des vues.

Secrétariat de l’Assemblée générale

Secrétaire général adjoint à l’Assemblée générale et à la gestion des conférences

  1. Movses Abelian
    Téléphone : 1 (212) 963-4151

Division des affaires de l’Assemblée générale et du Conseil économique et social

  • Directrice
    • Mme Ruth de Miranda – 1 (212) 963-0725
      • Mme Jolanta Banaszek-Pinilla (Assistante de direction/assistante au service des séances) – 1 (212) 963-6533
  • Affaires de l’Assemblée générale
    • M. Kenji Nakano (Chef) – 1 (212) 963-2336
      • Mme Radhika Ochalik (Spécialiste des affaires intergouvernementales, hors classe) – 1 (212) 963-3233
      • Mme Claudia Gross (Spécialiste des affaires intergouvernementales) – 1 (917) 367-5826
      • Mme Svetlana Emelina-Sarte (Spécialiste des affaires intergouvernementales) – 1 (212) 963-4572
      • Mme Jullyette Ukabiala (Spécialiste des affaires intergouvernementales) – 1 (212) 963-1961
      • Mme Kazumi Kawamoto (Spécialiste des affaires intergouvernementales) – 1 (917) 367-5362
      • Mme Gal Buyanover (Spécialiste adjointe des affaires intergouvernementales) – 1 (212) 963-2986
      • Mme. Alexia Poriki (Spécialiste adjointe des affaires intergouvernementales) –  1 (917) 367-2319

Coordination, procédures, questions d’organisation, élections durant les séances plénières et présentation des candidatures : Tél. : 1 (212) 963-2332, Télécopie : 1 (212) 963-3783

  • Liste des orateurs
    • M. Carlos Galindo – 1 (212) 963-5307
  • Informations concernant les élections durant les séances plénières et la présentation des candidatures
    • Mme Kazumi Kawamoto – 1 (917) 367-5362
    • Mme Gal Buyanover – 1 (212) 963-2986
    • Mme. Alexia Poriki –  1 (917) 367-4522
  • Composition des commissions et Journal des Nations Unies
    • Mme Lourdes Quiogue – 1 (212) 963-5746

 

                                                                            Source : un.org

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